nuisances et autres choses
effets indésirables, acceptables, souhaités...

24 août 2017

franceinfo

La chaîne de restauration rapide américaine McDonald's compte réduire au cours des prochaines années le traitement aux antibiotiques des poulets qu'elle sert à travers le monde, après avoir déjà pris des mesures semblables aux Etats-Unis. Depuis l'an dernier, McDonald's ne sert déjà plus de poulets élevés aux antibiotiques dans ses restaurants américains.

*

12 octobre

http://agriculture.gouv.fr/lancement-du-1er-mooc-sur-lepidemiologie-des-maladies-animales

Formation  gratuite de six semaines

*

21 septembre

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/resistance-aux-antibiotiques-l-onu-mobilise-les-gouvernements-a-tous-les-niveaux-oms-599812.html#xtor=EPR-2-[morning-briefing]-20160921

Comme pour le réchauffement climatique, des années pour freiner et d'autres encore dans l'espoir de restaurer la situation....

En contrepartie, les pays les plus pauvres s'engageraient à ne pas produire ces médicaments sous forme générique. Ils pourraient également interdire la vente de ces traitements sur les marchés, confiner la distribution d'antibiotiques à des cadres hospitaliers, interdire la vente d'antibiotiques au détail. Un autre engagement potentiel serait la non-application d'antibiotiques vétérinaires ou agricoles.

La résistance aux antibiotiques est un problème mondial, ce n'est pas juste un problème de l'OCDE. Si l'Europe parvient à réduire la consommation d'antibiotiques et l'éliminer dans l'alimentation, ce sera très bien. Mais si le mouvement n'est pas suivi dans les autres pays, la résistance continuera. Aujourd'hui, dans certaines maternités en Inde les antibiotiques sont utilisés de façon massive, par exemple...

Voir aussi

http://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/super-bacteries-resistantes-aux-antibiotiques-le-probleme-est-mondial_1833631.html


13 septembre

Un nouveau cas de charbon au pré en Moselle (Bulletin OIE du 12 septembre)
Une vache est décédée brutalement sur une parcelle accueillant 15 bovins et deux chevaux.

*

6 septembre

Nouveau cas  de charbon fatal

Langatte (Moselle)

Bulletin OIE du 6 août Fièvre charbonneuse (France) Rapport de suivi n°4

Un bovin est décédé brutalement le 29 août. Il appartenait à un lot de six bovins qui ont été traités par antibiotiques.

*

25 août 2016

Un nouveau cas de charbon en Moselle (une vache laitière morte)

http://www.oie.int/wahis_2/public/wahid.php/Reviewreport/Review?page_refer=MapFullEventReport&reportid=20810


*

24 août

http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/les-chambres-d-agriculture-tirent-la-sonnette-d-alarme-202-121465.html

L'article oublie la FCO
Les chambres d'agriculture s'inquiètent vivement de la « triple crise » que subit cette année l'agriculture française : conditions climatiques catastrophiques ayant entraîné une chute des rendements céréaliers, crise structurelle des filières bovine, porcine et laitière et grippe aviaire ont plombé l'année pour les exploitants.

*

10 août 2016

Charbon en Meurthe-et-Moselle

http://www.medisite.fr/a-la-une-viande-bovine-alerte-a-la-fievre-charbonneuse-dans-un-departement-francais.1145738.2035.html?xtor=EPR-55-1145743[Medisite-Alerte-Infos]-20160810

Un communiqué de l'Anses annonce que trois élevages bovins d'un département français ont été contaminés par la maladie du charbon transmissible à l'homme.
En savoir plus sur http://www.medisite.fr//a-la-une-viande-bovine-alerte-a-la-fievre-charbonneuse-dans-un-departement-

Contrairement à ce qu'on a pu lire récemment
http://www.journaldemontreal.com/2016/08/01/russie-un-enfant-meurt-danthrax-des-dizaines-de-personnes-hospitalisees
...la maladie n'est pas contagieuse

*

26 mai

http://agriculture.gouv.fr/bien-etre-des-animaux-delevage-quelles-sont-les-regles-en-vigueur

(dossier du 25 mai)

Normes européennes et/ou arrêtés français

*

12 mai 2016

http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/faut-il-avoir-peur-des-vaches-americaines/

Faut-il avoir peur… des vaches américaines?

Le lait provenant des États-Unis a mauvaise presse au Québec. Que cache-t-il vraiment?

<<
Les Américains n’utilisent ni plus ni moins d’antibiotiques que les Canadiens, selon des études indépendantes menées des deux côtés de la frontière. «Le Québec est par contre le seul territoire en Amérique du Nord où les antibiotiques doivent être prescrits par un vétérinaire, alors qu’ailleurs ils sont en vente libre»

*

1 avril 2016

abattre à la chaîne

Tuer de façon humaine à un rythme industriel : la tâche des ouvriers des abattoirs est impossible, affirme la sociologue Catherine Rémy




Catherine Rémy est sociologue au CNRS. Elle a mené une -enquête ethnographique en abattoirs, publiée dans l'ouvrage La Fin des bêtes. Une ethnographie de la mise à mort des animaux -(Economica, 2009).

Comment réagissez-vous à ce nouveau cas de maltraitance animale ?

Aujourd'hui, tout le monde s'étonne de la violence des abattoirs. Mais la mise à mort des animaux pour la consommation de viande a toujours eu une dimension violente. L'abattage se fait par saignée : pour que la chair animale devienne viande, il faut qu'elle soit exsangue. Il s'agit d'ouvrir le corps et de le faire se vider de son sang. C'est forcément un geste très fort, chargé d'émotion. Un acte également très difficile -à regarder.



Cela ne justifie pas pour autant les actes de cruauté… Les abattoirs les favorisent-ils ?

L'abattoir décuple la violence inhérente à la saignée. D'abord, parce que la création de ces établissements a massifié la mise à mort. Nous -sommes passés du modèle de la -tuerie particulière – des salles artisanales reliées à des ateliers de boucherie – à celui de l'abattoir industriel. -Accomplir ce geste non pas trois fois mais cent fois par jour, voire plus, -accentue la violence de l'action.

Ensuite, les abattoirs cachent la mise à mort. Cette occultation crée un entre-soi extrêmement puissant. Les ouvriers sont en quelque sorte coupés du monde, la question des contrôles y est délicate. Enfin, une poignée de personnes seulement tuent une quantité massive d'animaux. Ils n'ont alors aucun lien avec eux, ils abattent des êtres anonymes et interchangeables. Cette objectivation des bêtes, perçues comme de la matière, accroît encore la violence.



Pourquoi a-t-on eu besoin de créer des abattoirs ?

Les premiers s'ouvrent au début du XIXe  siècle à Paris pour des raisons hygiénistes. Le fait de cesser de tuer les animaux dans la rue et de -confiner leurs émanations – sang, carcasses et déchets – apparaît alors comme un enjeu de santé publique. Dans le même temps, ce discours -rejoint une réflexion morale : il faut cacher la mise à mort car l'on craint que ce spectacle ne rende les humains violents.

Le processus a été très lent. Pendant longtemps, le monde de la boucherie artisanale a résisté, avant de s'effacer petit à petit. La fin de la seconde guerre mondiale a consacré l'omniprésence d'abattoirs très concentrés. Ces modèles industriels se caractérisent par l'introduction d'une chaîne de production pour tuer en masse, une parcellisation des tâches et un nouveau corps de métier : les ouvriers des abattoirs.

Au même moment, alors qu'émerge une réflexion sur le droit animal, les vétérinaires cherchent à transformer les abattoirs afin d'en limiter la violence. Il en découle une nouvelle réglementation " humanitaire " sur le territoire français : un décret d'avril  1964 introduit l'obligation d'insensibilisation des animaux avant la saignée et l'interdiction de tout mauvais traitement avant l'abattage.



Confrontés à cette évolution, -comment les ouvriers des -abattoirs vivent-ils leur travail ?

Le système leur donne une tâche très difficile à accomplir, avec des -injonctions paradoxales : mettre à mort de plus en plus souvent, mais de façon plus humaine. Une charge morale très lourde pèse sur eux. De ce que j'ai observé sur le terrain, ces ouvriers n'expriment pas de compassion pour les animaux. Ils installent une forme de distance, comme pour un travail industriel normal. Mais certains basculent dans la violence, verbale et parfois physique.

On a voulu créer un dispositif -technique parfait, où l'animal -pourrait s'insérer sans dommage. Mais l'objectivation des bêtes est en réalité impossible : elles essaient de s'échapper, crient, résistent. C'est en majorité dans ces moments-là que les ouvriers s'adonnent à -la violence. Ils mettent en scène un combat, faisant de l'animal un -ennemi – ce qui n'est pas réellement le cas. Je me demande si ce n'est pas une façon de se préserver et de -retrouver une certaine légitimité dans l'acte de donner la mort : tuer un ennemi est plus acceptable que de tuer un être innocent et sensible.



Comment peut-on améliorer les conditions d'abattage et faire respecter les réglementations ?

On pourrait imaginer un autre -système qui associe davantage les éleveurs à la mise à mort, afin qu'ils jouent le rôle de garde-fou, de porte-parole pour rappeler l'importance de la valeur de la vie des animaux. Cela pourrait rétablir un lien affectif, que ne peuvent développer des ouvriers qui ne voient les bêtes que quelques secondes.

L'idée de rendre visible à tous -l'intérieur des abattoirs, par exemple à l'aide de caméras, est une demande légitime. Mais cela ne résoudrait pas la tension très importante à gérer pour le personnel. Soit on accepte l'abattoir avec son ambiguïté -fondamentale, soit on la refuse et on arrête de manger de la viande. Reste que les travailleurs sont les grands oubliés de ce débat.

Propos recueillis par, Audrey Garric

© Le Monde


*

23 mars

http://agriculture.gouv.fr/marisol-touraine-et-stephane-le-foll-saluent-lencadrement-accru-des-conditions-de-recours-aux

      ....antibiotiques

Voilà au moins quinze ans que l'on attendait cela....L'Europe se bouge.....La France frémit

*

26 janvier 2016

http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/crise-des-eleveurs/l-etat-va-verser-290-millions-d-euros-d-aides-supplementaires-aux-agriculteurs-et-eleveurs-en-difficulte-annonce-le-ministre de-l-agriculture_1286323.html

700 plus 125 plus 290 égalent 1115 millions ? 

Au lendemain d'une nouvelle journée de mobilisation de la filière, Stéphane Le Foll a annoncé, mardi 26 janvier, 290 millions d'euros d'aides supplémentaires à destination des agriculteurs et éleveurs en difficulté. Les principaux bénéficiaires de cette enveloppe sont les éleveurs de volailles du Sud-Ouest, affectés par l'épidémie de grippe aviaire, qui recevront 130 millions d'euros.

Le plan de soutien renforcé de 125 millions d'euros

Des représentants des producteurs de palmipèdes ont été reçus mardi matin par Stéphane Le Foll. Les 130 millions d'euros annoncés serviront à indemniser les pertes de revenus dues aux mesures d'assainissement prises pour lutter contre la grippe aviaire. L'élevage des canards pourra reprendre "au début du mois de mai avec des canetons sains", estime le ministre de l'Agriculture. D'autres entreprises de la filière, comme les abatteurs, seront indemnisées selon des modalités précisées ultérieurement.

"Les éleveurs bovins touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) recevront 31 millions d'euros", a ajouté Stéphane Le Foll, "et les commerçants en bestiaux concernés par cette épizootie 4 millions".

En outre, 125 millions d'euros viendront renforcer le plan de soutien de 700 millions d'euros aux agriculteurs et éleveurs en difficulté annoncé en septembre, "compte tenu de la persistance de la crise".

La Coordination Rurale (CR)  va écrire aux députés français et européens pour leur proposer des prix indexés à la production et une taxe sociale agricole (selon un article dans Ouest-France  ci-dessous)